Le principe du jeu de la patate chaude revient à se repasser à tour de role un problème jusqu'au moment où le dernier qui la tient est piégé.
En gros, le ministère (et plus largement "la classe politique" au pouvoir) essaie de faire oublier ses liens intimes avec l'argent de l'industrie (ici, pharmaceutique mais ce n'est pas la seule) et dans ce cas avec Servier, et l'utilisation (aux fins de conmmerce) de l'indigence et des avantages financiers des membres des commissions et des "leaders d'opinion" universitaires.
Le labo est piégé car il ne peut pas se défendre sans craindre d'être accusé de corruption. Mais il peut dire que son Mediator a passé les épreuves necessaires pour sa commercialisation telles qu'elles étaient définies par les personnes des institutions de l'état.
Ce fut le cas des industriels de l'amiante qui, au final, ont dit qu'ils s'étaient conformés aux règles des états...curieusement favorables à leur business.
Le seul souci c'est que de pauvres gens, pour des questions de monnaie, ont souffert dans leur chair. Espérons que leurs avocats ne soient pas achetables, comme ce fut le cas dans le cas de l'affaire de l'attentat de Karachi où les avocats des victimes travaillaient pour le cabinet d'un des suspects au plus haut niveau de l'état! Quel cynisme...
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