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Le monde anglo-saxon qui domine le monde compte toujours en pouce et en pied comme vous le voyez sur les dimensions de vos écrans

Le monde anglo-saxon qui domine le monde compte toujours en pouce et en pied comme vous le voyez sur les dimensions de vos écrans

homme vitruveLe principe du mètre devait être d’établir une dimension très précise que tout architecte, ingénieur, technicien devait pouvoir retrouver où qu’il soit sur terre sans avoir besoin d’avoir sur lui un bâton ou un fil « calibré ». Pour cela quoi de plus simple que de mesurer un morceau de la circonférence terrestre « partout égale car la terre est sphérique ». On finit par choisir le 10.000ème d’1/4 de cette circonférence (nommée méridien) soit 1/40.000 d’un méridien.

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L’unité de mesure traditionnelle était le « pied du roi ». Sa longueur changeait à chaque règne, soit quatre à cinq fois ou davantage au cours de la construction d’une cathédrale.

Au bon vieux temps, et nos amis anglais ont gardé ce système, les longueurs étaient donc mesurées en référence à l'humain (le pouce, le pied, la toise) ; comme chaque être humain est différent, on prenait comme référence le roi, ce qui était un symbole fort. Le souci étant que chaque roi est différent, on choisissait donc un roi « symbolique » et on disait « ceci est la longueur se son pied ou de sa paume». On divisait les mesures en 12 chiffre évidemment sacré pour les chrétiens (suivant la coutume juive).

homme vitruveEn France, en période révolutionnaire, il fut décidé de supprimer cette référence à un homme si particulier et de choisir un étalon non humain unique enfin d'utiliser des multiples et sous-multiples de 10. Fini ainsi le pied qui valait douze pouces (remarquons que selon le système de St Walter Dysney, la main de Mickey n’a symboliquement que 4 doigts : qu’en dit Dan Brown ?).

Observons que le temps n’est toujours pas mesurée en base 10 mais encore en base 12 (5x12= 60 secondes, ce qui nous vient des …sumériens ! comme les 2x12 heures de la journée, les 12 mois de l’année etc. et ceci a résisté à la révolution si attachée au chiffre 10)…c’est le temps qui résiste le mieux aux choix dogmatiques des époques !

homme vitruveLe précurseur de l’idée de mesure universelle, en 1668 (année où l’Invisible Collège prend son essor pour donner ensuite la Royal Society, précurseur de toutes les académies des sciences) , est le philosophe anglais John Wilkins qui propose une référence détachée de l’humain et basée sur la nature, mesure universelle, d'unités décimales et qui serait la dix-millionième partie d'un quart de méridien terrestre, et dont la longueur fondamentale est de 38 pouces de Prusse (1 pouce prussien = 26,15 mm), soit de 993,7 mm. C’est cette idée de ¼ et de « décimale » qui va présider à la définition d’une unité universelle supposée être accessible et identique partout dans le monde sous réserve qu’on sache calculer la longueur d’un méridien…

1685, le savant italien Tito Livio Burattini trouve le nom : son livre Misura Universale, nomme la mesure universelle de Wilkins en mètre (metro cattolico, catholique voulant dire « universel ») mais il la redéfinit comme la longueur d'un pendule qui oscille avec une demi-période d'une seconde, soit environ 993,9 mm.

Cette définition ne sera pas retenue car la période d’oscillation du pendule dépend de l’écart angulaire de cette oscillation que cette définition oublie de préciser (elle suppose seulement un « faible écart angulaire » pour que les différences de périodes mesurées soit pas sensibles, et que cette oscillation soit entretenue, comme dans les horloges pendulaires, pour conserver cet écart angulaire afin que cette même période ne varie pas).

Louis XVI, déjà un peu en difficulté (on est après 1789) va mettre fin à  une longue série de tentatives en signant le 8 mai 1790 le projet d'unification des poids et mesures du Royaume de France, proposé par Talleyrand. Suite au rapport du 19 mars 1791 de l'Académie des sciences et sur proposition du Chevalier Jean-Charles de Borda, le « mètre » de Burattini basée sur l’oscillation du pendule est adopté comme unité de longueur, mais pas encore comme unité légale.

Mais, revirement, quelques jours plus tard, le 26 mars 1791, le mètre est officiellement redéfini comme étant la dix-millionième partie d'un quart de méridien terrestre. Si ce n'est plus le corps humain, la nature, par la forme supposée parfaitement sphérique de la terre… ce qui est faux (mais on l’ignorait à l’époque) devenait donc la référence ; la mesure de Burattini était plus précise mais la définition du mètre par rapport à la distance d’un chemin fut jugée plus logique que celle de la longueur d’un pendule destiné à mesurer le temps.

En juin 1792, Jean-Baptiste Joseph Delambre fut chargé de mesurer la distance entre Dunkerque et Rodez et Pierre Méchain celle de Barcelone à Rodez. On se basait donc sur le fameux « méridien de Rodez » (plaisanterie bien sur) et ils devaient donc se retrouver à Rodez pour établir précisément et concrètement la valeur universelle du mètre. Quand on vous dit que Rodez est le centre du monde…

En 1793, à Montjuïc (Barcelone), Méchain détecte une incohérence entre les longueurs relevées et le relevé astronomique de la position des étoiles. La guerre franco-espagnole l'empêcha de réitérer ses mesures. Cet écart le plongea dans un profond trouble et il mit tout en œuvre pour éviter de devoir rendre compte de ses travaux à Paris. C’est finalement la mesure de Delambre qui sera adoptée le 7 avril 1795 comme mesure de longueur officielle.

Surtout nos géomètres s’étaient rendu compte que la circonférence n’était pas la même sur tous les méridiens : la terre est « approximativement » ronde…

De février 1796 à décembre 1797, seize mètres-étalons sont gravés dans du marbre et posés dans Paris et villages proches, pour familiariser la population avec la nouvelle mesure. Aujourd'hui, il n'en reste que quatre : l'un est au 36 de la rue de Vaugirard, à droite de l'entrée ; le deuxième, deplacé en 1848 au 13 de la place Vendôme, à gauche de l'entrée du ministère de la Justice, le troisième est à Croissy-sur-Seine (Yvelines), dans un mur de la rue au Mètre3, et le quatrième à Sceaux (Hauts-de-Seine)…les autres ont disparu.

En 1799, Méchain, craignant que son mètre ne soit découvert comme une supercherie, se résigna à se rendre à une conférence internationale… qui salua son œuvre scientifique. Il maquilla alors ses résultats, ce qui rendra le mètre-étalon de 1795 plus court de 0,2 mm par rapport à sa définition initiale de 1791 donnée par l’Académie des sciences. Ainsi en 1799, un nouveau mètre-étalon en platine est fabriqué et devient la référence (loi du 19 frimaire an VIII). Les mètres « gravés dans le marbre » de Paris sont donc… « faux » ! Mais tout est faux puisque « choisi ». Pourtant nos géomètres seront honorés par l’académie des sciences et récompensés par leur nomination comme directeurs des instituts de mesures.

La « fraude » de Méchain ne sera découverte par Delambre qu'en 1806, année où il reprendra l'ensemble des calculs pour la rédaction du livre « Base du système métrique »… sans pour autant renier ce nouveau mètre-étalon qui ne correspondait plus à la définition de 1791 de l’Académie des sciences ce qui aurait remis en question toutes les mesures, toutes les dimensions et la description de tout.

En 1889, le Bureau des poids et mesures redéfinit le mètre comme étant la distance entre deux points sur une barre d'un alliage de platine et d'iridium. Cette barre (la troisième concrétisation légale du mètre-étalon) est au Pavillon de Breteuil à Sèvres. Mais les conditions de conservation de ce mètre légal (température, hygrométrie, pression etc.) sont difficiles à reproduire même en laboratoire, et le mètre-étalon légal n’est pas assez accessible pour permettre des mesures comparatives précises sans en même temps en altérer ses propriétés physiques… ça pose problème !

On décide donc de faire coller la nature à la mesure ! Alors qu’au départ c’est l’idée inverse qui était censée tout définir… Et en 1960, la 11e Conférence générale des poids et mesures (CGPM) définit le mètre comme 1 650 763,73 longueurs d'onde d'une radiation orangée émise par l'isotope 86 du krypton5. Super-simple ! Tout le monde à son isotope du krypton 5 c’est donc bien une mesure universelle accessible partout…

Enfin, la conférence de 1983 fixe définitivement la vitesse de la lumière dans le vide absolu à 299 792 458 m/s et redéfinit donc le mètre comme étant la distance parcourue par la lumière dans le vide en 1⁄299 792 458 seconde. La vitesse de la lumière dans le vide étant la même en tout point (la relativité selon Einstein), c'est une définition plus précise car la seconde est l'unité du Système international (SI) qui est mesurée avec la plus faible incertitude… jusqu’à quand ? Surtout si on se souvient que le grand Einstein avait truqué ses calculs pour prouver la relativité (elle-même fondée sur la vitesse de la lumière) car il sa basait sur un univers stable…alors qu’il est en expansion ! De plus, Tout le monde peut aisément calculer la vitesse de la lumière chez lui c’est donc bien une mesure universelle accessible partout…

La sainte science, si sure d’elle que certains matheux en deviennent parfois psychorigides, si intransigeants avec la rigueur scientifique tellement pure, est-elle basée sur de petites escroqueries ?

Laissons chacun se faire son opinion. Et laissons chacun croire en des vérités intangibles si bien démontrées : la scientolâtrie n’est peut être pas l’éclairage modeste qui convient au vrai scientifique.

Encore une fois, ce blog et son auteur ne vont pas se faire des amis chez les psychorigides… Trop triste.

Tag(s) : #Les Associations de la neurologie

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