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Sophrologie, hypnoseSophrologie, hypnose
Sophrologie, hypnoseSophrologie, hypnose

En 1841, Braid, un chirurgien anglais sans notoriété assiste à une séance de magnétisme animal, effectuée par un disciple itinérant de Franz Anton Mesmer, La Fontaine. Sceptique, il se livre à ses propres manipulations. Il en arrive à la conclusion que, si l'imagination joue un rôle dans le domaine du « sommeil critique », il n'en reste pas moins que celui-ci constitue un état particulier, proche mais différent du sommeil. Il met au point une méthode destinée à produire cet état : il fait fixer au sujet une surface brillante avec une grande concentration. Braid prouve ainsi que c'est le sujet lui-même qui se place en sommeil critique et qu'il n'existe aucune influence magnétique passant de l'opérateur au sujet, qu'il n'existe pas de fluide universel comme le prétendait Mesmer. Il nomme sa pratique « neuro-hypnotisme », puis « hypnotisme », mot dont l'emploi se généralisera par la suite.

Après une rapide réponse à un sermon sur le mesmérisme publiée en 1842, Braid fait paraître, en 1843, son ouvrage fondamental, La Neurhypnologie ou explication rationnelle du sommeil nerveux dans sa relation au magnétisme animal (Neurhypnology or the Rationale of Nervous Sleep, Considered in Relation with Animal Magnetism). Il y affirme que le phénomène hypnotique est uniquement induit par une impression produite sur les centres nerveux. Il espère, en produisant ce phénomène, obtenir des guérisons de désordres fonctionnels généralement incurables. De fait, il arrive à des résultats spectaculaires en ce qui concerne les tics douloureux (la future « maladie de Gilles de la Tourette »), la paralysie, l'aphasie, les rhumatismes, les maux de tête, les palpitations, les maladies de la peau, etc.

Braid poursuivit ses expériences dont il rendit compte dans Le Pouvoir de l'esprit sur le corps (1846), Observation à propos de la transe (1850), Le Phénomène électro-biologique (1851-1852). Il relate ses thérapeutiques, en 1853, dans un livre à la suite duquel le Zoist, journal mesmérien, le prend à parti. Il y répond, en 1855, dans La Physiologie de la fascination et critique de la critique. Les travaux de Braid passent en France, à partir de 1859, grâce à Azam et à Velpeau. Ils sont repris et amplifiés ensuite par A. A. Liébeault, H. Bernheim et l'école de Nancy, d'une part, par Charcot et l'école de la Salpêtrière, d'autre part.

Tag(s) : #Les Associations de la neurologie

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