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Le principe du mètre devait être d’établir une dimension très précise que tout architecte, ingénieur, technicien devait pouvoir retrouver où qu’il soit sur terre sans avoir besoin d’avoir sur lui un bâton ou un fil « calibré ».

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Au bon vieux temps, et nos amis anglais persistent, les longueurs étaient mesurées en référence à l'humain (le pouce, le pied, la toise) ; comme chaque humain est différent, on prenait comme référence le roi. Chaque roi étant différent, on choisissait donc un roi « symbolique » et on disait « ceci est la longueur se son pied ou de sa paume». On divisait les mesures en 12 chiffres, évidemment sacré pour les chrétiens (suivant la coutume juive).

homme vitruveEn France révolutionnaire, il fut décidé de supprimer cette référence et de choisir un étalon non humain et d'utiliser des multiples de 10. Fini le pied qui valait douze pouces (remarquons que selon le système de Dysney, la main de Mickey n’a que 4 doigts : qu’en dit Dan Brown ?).

Observons que le temps n’est pas mesurée en base 10 mais en base 12 (5x12= 60 secondes, qui nous vient des …sumériens ! comme les 2x12 heures de la journée, les 12 mois de l’année etc. et ceci a résisté à la révolution si attachée au chiffre 10)…c’est le temps qui résiste le mieux au temps !

homme vitruveLe précurseur de mesure universelle, en 1668 (l’Invisible Collège prend son essor pour donner la Royal Society, précurseur de toutes les académies des sciences) , est John Wilkins qui propose une référence basée sur la nature, la dix-millionième partie d'un quart de méridien terrestre, et dont la longueur est de 38 pouces de Prusse (1 pouce prussien = 26,15 mm), soit de 993,7 mm.

1685, le savant italien Tito Livio Burattini trouve le nom : son livre Misura Universale, nomme mètre (metro cattolico, catholique voulant dire « universel ») mais il la redéfinit comme la longueur d'un pendule qui oscille avec une demi-période d'une seconde, soit environ 993,9 mm. Or la période d’oscillation du pendule dépend de l’écart angulaire de cette oscillation.

Louis XVI, déjà un peu en difficulté signe le 8 mai 1790 le projet d'unification des poids et mesures du Royaume de France, proposé par Talleyrand. Suite au rapport de l'Académie des sciences et sur proposition du Chevalier de Borda, le « mètre » de Burattini basée sur l’oscillation du pendule est adopté comme unité de longueur, mais pas encore comme unité légale.

Mais, revirement, quelques jours plus tard, le 26 mars 1791, le mètre est redéfini comme étant la dix-millionième partie d'un quart de méridien terrestre. En juin 1792, Delambre fut chargé de mesurer la distance entre Dunkerque et Rodez et Méchain celle de Barcelone à Rodez. On se basait donc sur le fameux « méridien de Rodez ». En 1793, à Montjuïc (Barcelone), Méchain détecte une incohérence entre les longueurs relevées et le relevé astronomique des étoiles. La guerre franco-espagnole l'empêcha de réitérer ses mesures. Cet écart le plongea dans un profond trouble et il mit tout en œuvre pour éviter de rendre compte de ses travaux à Paris. C’est finalement la mesure de Delambre qui sera adoptée le 7 avril 1795 longueur officielle. Surtout nos géomètres s’étaient rendu compte que la circonférence n’était pas la même sur tous les méridiens : la terre est « approximativement » ronde…

De février 1796 à décembre 1797, seize mètres-étalons sont gravés dans du marbre et posés dans Paris et villages proches, pour familiariser la population avec la nouvelle mesure. Aujourd'hui, il n'en reste que quatre : l'un est au 36 de la rue de Vaugirard, à droite de l'entrée ; le deuxième, deplacé en 1848 au 13 de la place Vendôme, à gauche de l'entrée du ministère de la Justice, le troisième est à Croissy-sur-Seine (Yvelines), dans un mur de la rue au Mètre3, et le quatrième à Sceaux (Hauts-de-Seine)…les autres ont disparu.

En 1799, Méchain, craignant que son mètre érroné ne soit découvert, se résigna à se rendre à une conférence internationale… qui salua son œuvre scientifique. Il maquilla ses résultats, ce qui rendra le mètre-étalon de 1795 plus court de 0,2 mm par rapport à sa définition initiale de 1791. Ainsi en 1799, un nouveau mètre-étalon en platine devient la référence (loi du 19 frimaire an VIII). Les mètres « gravés dans le marbre » de Paris sont donc… « faux » ! Mais tout est faux puisque « choisi ». Pourtant nos géomètres seront honorés par l’académie des sciences et récompensés par leur nomination comme directeurs des instituts de mesures. La « fraude » de Méchain sera découverte par Delambre en 1806, année où il reprendra l'ensemble des calculs pour la rédaction du livre « Base du système métrique »… sans pour autant renier ce mètre-étalon qui ne correspondait plus à la définition de 1791 ce qui aurait remis en question toutes les mesures, toutes les dimensions et la description de tout.

En 1889, le Bureau des poids et mesures redéfinit le mètre comme étant la distance entre deux points sur une barre d'un alliage de platine et d'iridium. Cette barre (la troisième concrétisation légale du mètre-étalon) est au Pavillon de Breteuil à Sèvres. Mais les conditions de conservation de ce mètre légal (température, hygrométrie, pression etc.) sont difficiles à reproduire même en laboratoire, et le mètre-étalon légal n’est pas assez accessible pour permettre des mesures comparatives précises sans en même temps en altérer ses propriétés physiques… ça pose problème !

On décide donc de faire coller la nature à la mesure ! Alors qu’au départ c’est l’idée inverse qui était censée tout définir… Et en 1960, la 11e Conférence générale des poids et mesures (CGPM) définit le mètre comme 1 650 763,73 longueurs d'onde d'une radiation orangée émise par l'isotope 86 du krypton5. Super-simple ! Tout le monde à son isotope du krypton 5 c’est donc bien une mesure universelle accessible partout… Enfin, la conférence de 1983 fixe définitivement la vitesse de la lumière dans le vide absolu à 299 792 458 m/s et redéfinit le mètre comme étant la distance parcourue par la lumière dans le vide en 1⁄299 792 458 seconde. La vitesse de la lumière dans le vide étant la même en tout point (selon Einstein), c'est une définition plus précise… jusqu’à quand ? Surtout si on se souvient que Einstein avait truqué ses calculs pour prouver la relativité car il sa basait sur un univers stable…alors qu’il est en expansion ! De plus, Tout le monde peut aisément calculer la vitesse de la lumière chez lui c’est donc bien une mesure universelle accessible partout…

La sainte science, si sure d’elle que certains matheux en deviennent parfois psychorigides, si intransigeants avec la rigueur scientifique tellement pure, est-elle basée sur de petites escroqueries ? Laissons chacun se faire son opinion. Et laissons chacun croire en des vérités intangibles si bien démontrées : la scientolâtrie n’est peut être pas l’éclairage modeste qui convient au vrai scientifique.

Encore une fois, ce blog et son auteur ne vont pas se faire des amis chez les psychorigides… Trop triste.

Tag(s) : #album

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